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Initiation aux méthodes intégrées au Jardin Potager

Les ravages des pseudo-sciences et du mysticisme en agriculture

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Attention au piège des pseudo-sciences et du mysticisme en agriculture

Pour répondre à une demande croissante d’informations des jardiniers amateurs, il ne manque pas de livres, d’articles de presse et de sites internet suggérant des tas de conseils à la mode : La culture avec conservation des mauvaises herbes, les cornes de bouse et les « pulvérisations de lumière » de l’agriculture biodynamique qui auraient le pouvoir surnaturel d’améliorer la croissance des plantes, les antennes cosmotelluriques et magnétiques à la cire d’abeille de l’électroculture, la génodique ou musique des protéines qui aideraient les plantes à lutter contre leurs prédateurs, ou encore le retour aux vieilles croyances et recettes de nos grands-parents telles que le calendrier lunaire, les forces astrales, les purins d’orties susceptibles de tromper les prédateurs des cultures.

Le purin d’ortie fait partie des « Préparations Naturelles Peu Préoccupantes » (PNPP) qui n’auraient aucune activité phytopharmaceutique, mais seraient quand même utiles à la protection des cultures. Une liste des PNPP est accessible en cliquant ici. Si certaines substances sont connues pour ne pas être dangereuses pour l’homme (comme le saccharose, le céleri, la citronnelle…) d’autres, classées dans les PNPP, ne sont pas anodines. Par exemple les décoctions de feuille d’aloe vera utilisés comme bio stimulant font partie de la liste des cancérogènes probables. Cet effet a été établi par des expériences sur des rats (4) et curieusement, personne ne réclame l’interdiction de cette substance. Le glyphosate classé récemment par le CIRC (a) cancérogène probable est devenu la bête noire des ONG environnementales, mais pas l’aloe vera.

La plupart des remèdes naturels utilisés en agriculture depuis des centaines d’années voire, plusieurs millénaires, n’ont jamais fait l’objet de contrôles afin de vérifier leurs bénéfices/risques. Leurs propriétés supposées reposent sur des observations le plus souvent empiriques propagées de génération en génération. Il serait pourtant bien utile que toutes les vérifications soient effectuées pour savoir si ces substances sont vraiment efficaces et si elles ne présentent pas de risques cachés pour la santé humaine et/ou l’environnement, comme ce fut le cas de la roténone utilisée durant de nombreuses années en agriculture biologique avant qu’elle ne soit interdite quand des chercheurs découvrirent qu’elle favorise la maladie de parkinson.

Je comprends que des personnes soient attirées par des pratiques culturales qui seraient plus respectueuses de l’environnement, comme il est normal de se préoccuper de la préservation de sa santé. J’ai même constaté que des jardiniers expérimentés se sont laissés tenter par les promesses des déclinaisons de l’agriculture biologique (agriculture naturelle, permaculture, agriculture biodynamique…) confondues dans l’appellation agroécologie, dont la dimension très large allant au-delà d’un positionnement scientifique permet à n’importe qui de s’en revendiquer. Si on réunissait toutes les bêtises écrites ici et là se réclamant de l’agroécologie, il y aurait de quoi rédiger une encyclopédie.

Comment en est-on arrivé là ?

Il existe dans notre société un mode de pensée qui traite les questions fondamentales liées à la santé, les nouvelles technologies, l’agriculture et l’environnement le plus souvent selon les méthodes des pseudo-sciences (b). Ce mode de pensée dénommée écologisme (ou environnementalisme) constitué de multiples courants idéologiques et philosophiques, prétend dériver d’une science ; l’écologie.

Les problèmes d’environnements engendrés par les activités humaines et en particulier l’agriculture intensive sont réels et il n’est pas ici question de les renier. Mais, il est déraisonnable de croire que l’on trouvera des solutions à ces problèmes en propageant la peur des nouvelles technologies, en revenant aux méthodes de culture archaïques de nos ancêtres et en faisant confiance aux poudres de perlimpinpin des rebouteux.

Tout le monde est d’accord sur le principe de réduire significativement l’usage des pesticides, de rétablir la biodiversité des sols, de se convertir à une agriculture plus respectueuse de l’environnement… Faut-il encore que les solutions proposées soient réalistes et validées par des études scientifiques rigoureuses. Or, faute de reposer sur une démarche scientifique crédible, les solutions que proposent les différentes écoles de l’écologisme sont le plus souvent rétrogrades, trompeuses et illusoires quand elles ne sont pas contraires aux buts recherchés.

Des principes utopiques et alléchants promus par les idéologues de l’écologisme à leur mise en application concrète sur le terrain, combien de maraîchers et de jardiniers amateurs se sont retrouvés avec des déconvenues et des résultats peu enthousiasmants qu’ils auraient pu éviter s’ils avaient été mieux informés !

a) CIRC : Centre International de Recherche sur le Cancer.
b) pseudo-sciences : connaissances qui se présentent sous des apparences scientifiques mais qui ne respectent pas les critères de la méthode scientifique.

Agriculture biodynamique ; un exemple de mysticisme en agriculture

Les fondateurs de l’agriculture biodynamique (encore dénommée biodynamie) sont convaincus que des forces cosmiques agissent dans des cornes de génisses remplies de bouses enterrées à la Saint-Michel pour être déterrées à la Saint-Jean, le contenu étant ensuite utilisé en aspersion des sols et des plantes. Quand les vaches broutent l’herbe, leurs cornes orientées vers le ciel agiraient comme des antennes pour capter et emmagasiner les forces cosmiques. On devrait rire d’un discours aussi simpliste. Et pourtant, la biodynamie ne manquent pas d’adeptes sensibles au mysticisme et aux méthodes dites naturelles en agriculture, ce qui n’est pas exceptionnel de nos jours, y compris dans le pays de Diderot.

La biodynamie s’est surtout développée en viticulture réunissant en France environ 500 vignerons. Les adeptes de la biodynamie prétendent s’inscrire dans une démarche bio et appartenir au mouvement de l’agroécologie.

La biodynamie a été inventée en 1920 par le philosophe Rudolf Steiner fondateur de la doctrine spirituelle l’anthroposophie. On retrouve dans la biodynamie les ingrédients classiques du mysticisme et des pseudo-sciences qui sévissent depuis longtemps en agriculture comme l’influence des cycles lunaires, l’usage de macérations ou purins de plantes (camomille, prêle, ortie…) et plus récemment d’huiles essentielles … En France, il n’existe aucun label officiel protégeant l’appellation biodynamie. Seules deux associations (Demeter, Byidivin) proposent un cahier des charges privé auquel doivent souscrire les agriculteurs qui prétendent utiliser cette méthode culturale.

Il n’existe aucun travail scientifique sérieux qui ait mis en évidence l’existence de ces forces cosmiques décrites en biodynamie qui influenceraient les cultures. Cette pratique en agriculture est défendue sur des sites internet où des adeptes vous expliquent que ça marche. Il y aura toujours des gens pour croire aux énergies invisibles du vitalisme que l’on peut manipuler, même si les résultats évoqués par leurs adeptes sont dénués de preuves scientifiques.

La permaculture

La permaculture est un autre exemple de pratiques pseudo-scientifiques et mystiques en agriculture Appréciée dans les milieux environnementalistes. Une page spéciale est réservée à la permaculture sur ce site internet en cliquant ici

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