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Initiation aux méthodes intégrées au Jardin Potager

Les vertus du purin d’ortie passées à la loupe

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Le purin d’ortie, utilisé par nos grands-parents quand les pesticides n’existaient pas, est revenu à la mode. Ses effluves sont censés tromper les bioagresseurs, un Graal que nos grands-parents auraient sous-estimé quand ils ont décidé de se convertir aux pesticides.

Le purin d’ortie fait partie d’une liste de produits dénommés « Préparations Naturelles Peu Préoccupantes ». Ces produits n’auraient aucune action phytopharmaceutique, mais disposeraient de vertus bios stimulantes. Ces préparations ont fait l’objet en juillet 2014 d’un régime simplifié d’homologation pour leur utilisation et leur commercialisation suite à l’action de plusieurs associations. Une annexe à l’arrêté du 30 avril 2016 établit une liste de plantes comprenant la camomille, la menthe, la citronnelle, le clou de girofle, l’estragon, l’ortie … qui « pourront être vendus par des personnes autres que les pharmaciens » ; une aubaine pour tous ceux qui souhaitent exploiter cette niche économique. Quant à leur efficacité réelle ! Où sont les études scientifiques sérieuses qui valident leurs propriétés en agriculture ? Si ces produits sont vraiment efficaces, pourquoi les agriculteurs ne les utilisent pas alors qu’ils sont connus depuis longtemps, plutôt que d’investir dans les produits phytosanitaires très coûteux ?

En agriculture biologique, le purin d’ortie est souvent conseillé pour notamment empêcher toutes sortes d’invasions de ravageurs aussi bien sur les cultures maraîchères que sur les arbres fruitiers. C’est un répulsif qui permettrait d’éviter l’usage de pesticides synthétiques.

J’ai quelquefois utilisé l’ortie sous forme de purin de décoction ou de tisane. Les résultats ont toujours été décevants. L’un de ces essais se termina par une constatation surprenante. Un essai du purin d’ortie sur des échalotes afin d’éviter l’asticot de la mouche de l’oignon n’eut pas d’effet escompté. Par contre, qu’elle ne fut pas ma surprise de constater quelques jours plus tard la présence de pucerons adultes sur certains plans d’échalote qui n’existaient pas avant le traitement au purin d’ortie. Les raisons possibles de cette invasion de pucerons sont simples à comprendre. Soit le purin d’ortie est incapable d’éloigner un bioagresseur déjà installé que je n’aurais pas remarqué, soit il les attire. Comme tous les autres végétaux, les orties sont victimes de bioagresseurs polyphages dont le puceron de l’échalote ce que j’ignorai à cette époque. Étrange quand même de prétendre que les purins d’orties peuvent éloigner des bioagresseurs alors que dans la nature, les orties les attirent !

Le puceron de l’échalote peut effectivement s’accommoder d’autres hôtes quand il ne trouve pas sa nourriture favorite comme d’autres bioagresseurs de l’ortie : c’est le cas de la chenille de l’Arctia caja (Ecalille Martre) qui affectionne l’ortie, est connue pour occasionner des dégâts dans les potagers. Si vous cultivez de l’oseille, sachez qu’elle peut être attaquée par l’amptogramma bilineata (brocatelle d’or) un papillon qui affectionne aussi les orties. Plusieurs espèces de taupins communs que l’on rencontre régulièrement à l’état adulte sur le feuillage des orties sont polyphages et sont souvent nuisibles pour les cultures (1).

À ma connaissance, il n’existe pas d’étude scientifique ayant établi que les pouvoirs attractifs de l’ortie vis-à-vis de tous ces bioagresseurs auraient disparu après macération dans de l’eau pour produire un purin qui aurait un effet inverse. Or, les bioagresseurs ont un sens aigu pour trouver leurs hôtes à partir de substances émises par ceux-ci en très faible quantité.

En définitive, si vous pensez qu’il est utile de signer un contrat avec le diable pour soigner vos plantes, utilisez le purin d’ortie.

Le purin d’ortie est aussi connu pour fortifier les plantes et renforcer leurs défenses naturelles, car il contient notamment beaucoup de nitrates. C’est en quelque sorte un engrais foliaire. Mais c’est le cas de tous les produits végétaux très fermentescibles et riches en azote que l’on peut macérer de la même manière, comme les tontes de pelouse.

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